La fanfare Bacongo -2012

 

La fanfare de Bacongo

La religion est ici omniprésente, à tous les moments de la vie, elle se pratique à toute heure, en tout lieu. Louer, c’est chanter, c’est jouer…

En remontant la rue avec la flèche de la cathédrale comme cap,  devant les grilles, une fanfare est sur le départ.  Les femmes et les hommes tiennent du cuivre dans les mains, on ne se parle pas, mais chacun a ses instruments en main, et connaît sa partition.

La musique démarre, et le cortège s’avance, et le photographe  commence à marcher à reculons. L’harmonie joue du funk à la congolaise à la gloire de dieu. Dès lors, on voyage  de  Brazza à la Nouvelle Orléans, avec un Marching Band comme vaisseau, nous venons de combler la distance entre le quartier de Bacongo et de Treme, et pour destination finale un office en plein air à un kilomètre de là.

Le public, majoritairement féminin est déjà là, assis dans des chaises de jardin bleues, habillé de tee-shirt blanc. Entre deux prêches, on chante le gospel, pendant qu’une vieille femme, le bâton à la  main régule la circulation, telle une ancienne amazone prête à défier le malin

 

Les balayeurs

C’est depuis le taxi, qu’on les aperçoit pour la première fois. Les brigades de balayeurs sont des habitants employés par la municipalité pour  mener le  combat contre le sable qui envahit inéluctablement le centre ville.

Ils avancent en lignes, parfois jusqu’à vingt, le tee-shirt noué autour du visage, sous la casquette, pour se protéger de la poussière et du soleil, avec le baudrier jaune fluorescent en sautoir.

Pour ces Sisyphes modernes, c’est un travail particulièrement pénible, trop peu payé et surtout sans fin, car l’orage du soir ce chargera de leur fournir le labeur du lendemain.